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Jean Hippolyte Marchand (1883-1940), « Femme lascive », Bloomsbury Group

Utilisé

Jean Hippolyte MARCHAND (1882-1940), "Femme lascive", Bloomsbury Group

 

Signé en bas à gauche

Hauteur: 65 cm.

Longueur : 54 cm.

Etat : Très bon

Photos supplémentaires sur demande

 

«  Le peintre ne recherche pas les artifices de toilette, les suggestions d’un corps élégamment situé. En buste pour la plupart, elles sont peintes avec le même amour, le même soin attendri, qu’il s’agisse d’une fillette, d’une femme ou d’une vieille. Il y a là comme l’essence de l’art de M. Jean Marchand, art d’émotion, d’intimité et d’attrait intérieur. La peinture de cet artiste communique doucement la sentimentalité recueilli qui est la sienne ; elle ne s’impose pas avec fracas, mais elle est de celles en quoi des qualités nouvelles semblent chaque jour se révéler. Ses tableaux comptent parmi ceux que l’on aime de plus en plus et de mieux en mieux à mesure qu’on les regarde et qu’on les mêle à sa propre vie »

Citation de René-Jean

 

Jean Hippolyte MARCHAND (1882-1940)

 

Dessin autoportrait | peintre Jean Marchand (1883-1940) | Cubisme, Bloomsbury Group

 

Jean Hippolyte Marchand est un peintre, graveur, illustrateur et designer français. Concernant sa peinture, il fera des paysages, des compositions figuratives, des natures mortes ou encore, exceptionnellement, des décors.

Il né à Paris le 22 novembre 1883. Sa famille est totalement opposée à sa passion. A l’âge de 18 ans, il la quitte pour tenter seul cette aventure.

De 1902 à 1906, il étudie à l'École des Beaux-Arts dans les ateliers de Léon Bonnat et de Luc-Olivier Merson. En parallèle, il doit travailler pour subvenir à ses besoins. Sa situation matérielle est précaire et le restera pendant de nombreuses années. Son amour pour la peinture semble indéfectible. René Marchand écrit : « Il n’est pas exagéré de dire, pour lui, il a bravé sa famille, enduré des peines, connu la faim ». Un jour, à l’académie de Vitti, M. Henry Martin s’étonna de le voir peindre sur une serviette à débarbouiller, clouée sur un châssis.

En 1908, il expose pour la première fois au salon des Indépendants

En 1909, il suit pendant plusieurs mois, dans l’académie de Vitti, une académie libre, les cours d’Henri Martin (1860-1943)

Après des essais d’art appliqué infructueux il se consacra entièrement à la peinture.

Dès 1910, il exposera simultanément à Paris (Salon des indépendantsSection d'Or) et à Londres.

Il sera notamment remarqué par Roger Fry et Clive Bell, les conseillers de la célèbre Grafton Gallery. A l’époque son art est proche du postimpressionnisme (Nature morte, paysages, etc.).

Le collectionneur anglais Samuel Courtauld (1876-1947) fait l'acquisition de certaines de ses toiles. Le jeune peintre se rapproche alors des membres du Bloomsbury Group.

Il fera partie du petit groupe de français qui vont rejoindre ce mouvement. Parmi ces peintres français on peut citer : Simon Bussy, Henri Gaudier-Brzeska ou encore Henri Doucet.

Vers 1912, il expérimente le cubisme. Il fera parfois même des images multiples futuristes. Après cette période courte, il s’orientera vers un style naturaliste vigoureux que l’on peut apparenter à celui de Derain.

Avant la guerre, il fera plusieurs séjours en Russie et en Angleterre.

En 1914, il est mobilisé. Le mauvais état de santé de Jean Hippolyte Marchand l’oblige à demeurer dans les services auxiliaires. Il est tour à tour convoyeur, homme de corvées, photographe. Il fait quelques dessins et aquarelles. Lors de sa mission à La Palisse, il exécute quelques marines. Deux de ces marines sont conservées au Musée de la Guerre : « Les voiliers américains » et « Les sous-marins ».

En 1918, après la démobilisation il s’installe dans les Yvelines, près de Paris où il peint des paysages. Il compose le grand panneau intitulé « Le Soir » qui sera présenté au Salon d’Automne de 1919.

En 1919, une partie de son travail est exposée à Londres dans une exposition collective à la Carfax Gallery. A cette occasion Clive Bell a écrit: «Aucun peintre vivant ne s'intéresse plus uniquement à la création de la forme et à la signification émotionnelle des formes et des couleurs que Marchand »

Dans les années 20, le travail de Jean Marchand influence significativement les théories esthétiques promus par Clive Bell et Roger Fry. Roger Fry a inclus un essai sur Marchand dans sa vision très influente et conception publiée en 1920.

En 1925, il se sépare de son épouse, l'artiste Sonia Lewitska

En 1928, Jean Marchand part pour la Syrie. Il fera par exemple de grandes décorations pour le « Jeu des Pigeons » à Damas. Il réalise aussi les peintures murales de la Résidence de Beyrouth. Lors de son séjour il fera aussi des scènes de mœurs religieuses comme les « Derviches tourneurs » ou encore les « Kaderiyehs »

En 1930, il est exposé à la Galerie Georges Giroux, à Bruxelles.

Il a eu une exposition posthume à la Redfern Gallery à Londres en 1955, suivi de rétrospectives à Paris, Bâle, Milan, Rome en 1956 et à la Galerie del Cavallino à Venise en 1957.

L’œuvre de Jean Marchand comprend en 1927, environ 800 peintures et 1200 dessins.

 

Quelques tableaux de Jean MARCHAND

 

Huile sur toile | Quai de la Seine | peintre Jean Marchand (1883-1940) | Cubisme, Bloomsbury Group | Sotheby’s

« Le quai de la Seine », vendu chez Sotheby’s, le 12 Juillet 2005 

 

Huile sur toile | Maternité | peintre Jean Marchand (1883-1940) | Cubisme, Bloomsbury Group | Tate Museum

« Maternité », 1921, Tate Museum

 

Huile sur toile | Funiculaire de Montmartre | peintre Jean Marchand (1883-1940) | Cubisme, Bloomsbury Group | Musée d’Art Moderne de Paris

« Funiculaire de Montmartre », Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

 

Pensées de Jean MARCHAND sur l’Art

 

« Certaines personnes considèrent la peinture sous l’aspect d’un obscur problème que viennent compliquer incessamment des formules nouvelles. Je ne pense pas que la vérité soit plus dans les formules d’hier que dans celle d’après-demain ; elle est située dans un plan supérieur. N’importe-t-il pas avant tout de provoquer chez le spectateur sensible, cet élan qui le porte au-delà de l’aspect visuel des choses, vers une réalité plus solennelle et plus profonde qui fait de la peinture une transfiguration des objets les plus trivials. »

Jean MARCHAND

 

Jean MARCHAND et la Critique

 

« Marchand est un modeste. Dans une assemblée de peintres il évite de déclamer des théories ; il est le dernier à prendre la parole, encore faut-il qu’il y soit contraint. Alors il dit des choses très raisonnables, d’une voix très douce. C’est un admirable spectacle que l’arrivée de Marchand aux Indépendants. Il décharge ses toiles d’un vieux fiacre à galerie qu’on dirait conservé pour lui, au guichet il réclame son numéro d’ordre, comme un permissionnaire timide demanderait une troisième militaire pour Amiens.

Mais le talent de Marchand est moins modeste que lui-même. Ses toiles sont de celles qui donnent du prix à un Salon où les jeunes font la leçon. On hésite un peu à les placer ; faut-il loger Marchand chez les fauves d’hier ou les cubistes de demain ? On l’installe généralement non loin d’André Lhote. Mais demain ces deux artistes, bien classés, se trouveront singulièrement éloignés l’un de l’autre. »

André SALMON | Paris-Journal | 17 Janvier 1912

«  (…) On peut attendre beaucoup de Marchand, je suivrai pour ma part attentivement l’œuvre de cet artiste (…) »

Guillaume APOLLINAIRE | L’Intransigeant | Salon des Indépendant, Avril 1911

« La Suzanne, de Marchand, est un des meilleurs envois du Salon. (…) C’est une poésie très sincère faite de chasteté et de noblesse que respirent ces beaux nus exprimés avec plénitude. »

Roger ALLARD | Revue Indépendante | Salon d’Automne, Décembre 1912

« Avec des moyens assez faibles, un métier dénué d’habileté, et même une certaine pauvreté dans l’exécution, cet artiste arrive à des résultats qui s’imposent à nous. Voilà ce que peuvent l’honnêteté et la conscience d’un homme. Un arbre est un arbre, ce n’est pas une tache qui se promène comme un balai de sorcière. Une route, c’est de la bonne terre dure sur laquelle on marche. Les paysages de M. Marchand vous disent cela. Ils sont bien en profondeur et en perspective, bien dans leurs plans, avec leurs lumières qui les font vibrer. »

Jean VARIOT | Revue Hebdomadaire | 7 Février 1920

« (…) La simplicité vraie et le charme des choses profondément senties (…) »

André WARNOD | L’Avenir | Janvier 1920

« M. Marchand est un des espoirs de la jeune école, il provoque autour de lui une attente admirative. Il a avoisiné le cubisme à la façon de ceux qui regardaient tout à la fois du côté de Cézanne et du côté de Poussin ; il est demeuré classique et d’un dessin pur mais traditionnel qui cherche la noblesse de la ligne. Le danger à figurer ainsi des images de la vie, haussées par le style à une signification supérieure c’est d’empreindre son tableau d’un peu de froideur. M. Marchand n’y échappe pas tout à fait ; mais il arrive au style ; son tableau « Le Soir », avec son beau ciel et la stature presque hiératique de son cavalier, est un bon tableau. »

Gustave KHAN | L’Heure | 3 Novembre 1919

«  Il est français, il est classique ; ce n’est pas lui qui, sous prétexte de mépris, esquivera la description, il la poursuit « jusqu’aux limites derrière l’attingible. » Le but du monde est le développement de l’esprit a dit Renan. Jean Marchand n’a garde d’oublier qu’il importe, en art, d’exprimer surtout cette force d’élan qui soulève la nature vers «  le trou imperceptible du pertuis qui mène à un autre ciel. » Et c’est là le sens des nobles cadences, des subtiles harmonies des couleurs, que dédaigneux du vrai commun, Jean Marchand décerne aux réalités exaltantes de la vie. Le dessin est hardi, mais avoué par le peintre sans déclamation. Son travail probe, sain et sincère, est d’une distinction rare et disciplinée, ce n’est pas sans effort que l’artiste est parvenu à réaliser en soi la puissante simplicité des maîtres, il lui a fallu se libérer d’abord des artifices faciles de la palette et du crayon.

Mais une sévérité, un charme hautain, harmonieux, se dégagent des œuvres définitives. Au prix de quelles inquiétudes, de quels doutes, de quelles douleurs ! »

Max GOTH | Les Hommes du Jour | 20 Octobre 1917

 

Jean MARCHAND dans les musées 

 

Les peintures de Jean Marchand sont dans les collections publiques du monde entier :

 

 

Ouvrages illustrés par Jean Hippolyte Marchand

 

  • Saint-François d'ASSISE | Le Cantique du soleil | Avec des bois gravés par Jean Marchand | Rouart, l’Art Catholique, 1918

  • Paul CLAUDEL | Le Chemin de la Croix | Avec des bois gravés par Jean Marchand | 1918

  • Fritz VANDERPYL | Les saisons dernières | Avec des bois gravés par Jean Marchand | La Belle Edition | 1919

  • René-Jean | Vingt-six reproductions de peintures et dessins | Nouvelle Revue française | 1920

  • Henry MALHERBE | Le Jugement dernier | Avec des bois gravés par Jean Marchand | Éditions de la Sirène, 1920

  • Paul VALERY | Le Serpent | Avec des lithographies en noir par Jean Marchand et Sonia Lewitska | Eos | 1926

  • La légende de Mélusine | Boivin | 1927

  • Paul VALERY | Le Cimetière marin | La Centaine | 1927

  • Francis de MIOMANDRE | Grasse | Émile-Paul frères | 1928

  • Paul VALERY | Lettre à Madame C... | Grasset | 1928

  • Charles MAURRAS | Inscriptions | 1931

  • Catherine POZZI | Peau d'âme | Corrêa | 1935













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Jean Hippolyte Marchand (1883-1940), « Femme lascive », Bloomsbury Group

Jean Hippolyte Marchand (1882-1940) | Cubisme, Bloomsbury Group | “Femme lascive” | Maître du Bloomsbury Group

 

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Tableau réalisé vers 1920

Hauteur: 65 cm.

Longueur : 54 cm.

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