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Auguste Boulard père (1825-1897), “Bouquet de reine-marguerite”, Clair-obscur

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Auguste BOULARD père (1825-1897), "Bouquet de reine-marguerite", Clair-obscur

 

Signé en bas à gauche

Hauteur: 65 cm.

Longueur : 53 cm.

Etat : Ok (Rentoilé, petites restaurations en bas à droite)

Photos supplémentaires sur demande

 

Notre tableau, un audacieux clair-obscur floral est à mi-chemin entre le classicisme du début du XIX siècle et la modernité d’un impressionnisme balbutiant. Cette œuvre forte doit s’apprivoiser. La première impression est son aspect sombre comme tout clair-obscur puis on prend conscience de la virtuosité de l’artiste par la force qui petit à petit émerge de l’ombre : des couleurs et des formes d’une richesse exceptionnelle. C’est le bouquet final d’un feu d’artifice vivant et éternel. Cette œuvre irradie la sensibilité de la personnalité romantique et prévenante d’Auguste Boulard. Elle est résolument positive et apaisante. Le talent de cet homme a toujours était sa capacité de transcender « le simple » avec simplicité. C’est ce qui rend son œuvre si unique et si désirable. La qualité de ce tableau nous fait aisément comprendre pourquoi Auguste Boulard fait partie des maîtres du clair-obscur.

 

Auguste BOULARD père (1825-1897)

 

Photographie du peintre Auguste Boulard (1825-1897) romantique et maître du clair-obscur

 

Auguste Boulard est un peintre de paysages, marines et sujets de genre. Il présent dans de nombreux musées à travers le monde. Il fera son apprentissage auprès de professeurs de renom tels que Léon Cogniet, de Thomas Couture et de Jules Dupré. Il deviendra, par la suite, l’ami de Jules Dupré.

Auguste Boulard est notamment l’un des maîtres d’Edouard Manet. Il a une personnalité forte et bienveillante. Il deviendra toujours indispensable au fonctionnement des différents groupes auxquels il appartiendra durant sa vie. Cette force tranquille et discrète jouera un rôle stabilisateur pour de nombreux artistes aux personnalités vacillantes. Il était surnommé par ses amis peintres : « Le dernier des romantiques ». Ses œuvres à la fois simples et subtiles font ressortir cette finesse d’âme. Auguste Boulard fait partie des maîtres du clair-obscur au même titre que Théodule Ribot ou encore Jean-Jacques Henner. Le célèbre critique d’Art Roger Marx (1859-1913) évoque ce groupe et sa contribution à l’histoire de l’Art dans plusieurs de ses articles.

A Paris, il fréquente le sculpteur Geoffroy-Dechaume, Jean-François Millet, Eugène Delacroix et Charles Baudelaire. Il fait partie du groupe de l’Ile de la Cité, habitant au 13 quai d’Anjou. Il débute au Salon en 1847 avec un portrait et y envoie régulièrement des scènes de genre, des natures mortes, des paysages, des marines, des scènes d’intérieurs et des portraits.

En 1850, il élira domicile à Champagne sur Oise où il retrouvera son ancien professeur Jules Dupré. Jules Dupré le fera entrer dans le groupe de L’Isle-Adam qui réunit Charles Daubigny, Honoré Daumier, Théodore Rousseau, Camille Corot.

A partir de 1885, il se consacre aux scènes rustiques et aux représentations de la vie rurale et s’intéresse aussi aux pêcheurs de Cayeux et à leurs intérieurs.

 

Sources : Dictionnaire des peintres français, BENEZIT T 2 P 648 et Brigitte Potiez-Soth, descendante de l’artiste.

 

Extraits de la revue "l’Artiste"

 

« la chaîne ne s'est point rompue, le romantisme survit, discrètement il habite un coin familier du Champ-de-Mars où la vigueur du ton persiste indifférente aux brumes d'alentour. Et qui parle de pastiche ou de passé ? C'est plutôt l'avenir que cette opulence recueillie désigne. Je vise le groupe harmonieux des Boulard et des Griveau. » 

 

« Au fond de l'île Saint-Louis solitaire, en son vieil atelier du quai d'Anjou, l'excellent maître Auguste Boulard est le survivant de cette fière légende qui vibra de Jules Dupré à Millet. Ses moindres études de Champagne ou de Cayeux-sur-Mer annoncent le peintre, présagent le tableau; sa palette est le refuge des ombres fortes et des azurs puissants ; avec lui, se perpétue librement cette réalité de la nature qui s'exprime dans les noirceurs d'orage et les effrois de crépuscule. »

 

Hommage de la revue l’Artiste en 1897

  

« Auguste Boulard, qu'on a, à bon droit, désigné comme « l'un des plus beaux peintres de ce siècle », vient de mourir à soixante-douze ans. Cette appréciation dit assez le magistral exécutant qu'était Boulard. Il appartenait, du reste, a la glorieuse génération des peintres de l'école de 183o, et, de même que les maîtres de cette époque, il était un fervent de la couleur brillante et chaude, de la richesse du ton, de la solidité de la pâte. Il laisse des portraits qui sont de véritables chefs-d'œuvre par la largeur de l'exécution et la saveur du coloris.

La renommée ne lui a pas fait la place qu'il méritait parmi les artistes contemporains, et son œuvre est resté à peu près ignoré du grand public, jusqu'en ces derniers temps où une exposition, à la galerie de la rue de Sèze, révéla les rares et puissantes qualités de la peinture d'Auguste Boulard. »

 

Auguste BOULARD père / Vente aux enchères

 

Auguste Boulard est un artiste côté (Akoun, Benezit, Atrprice, etc.) proposé régulièrement par les maisons de vente les plus prestigieuses. On peut accéder facilement à une partie de ses résultats de vente via le site gratuit Artvalue.

 

Composition florale | peinture romantique | Auguste Boulard (1825-1897)

 

 

Auguste BOULARD père dans les musées 

 





























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Auguste Boulard père (1825-1897), “Bouquet de reine-marguerite”, Clair-obscur

Auguste Boulard père (1825-1897), “Bouquet de reine-marguerite”, Clair-obscur

Peinture romantique | Auguste Boulard père (1825-1897) | “Bouquet de reine-marguerite”, Clair obscure | Maître du clair-obscur du XIXème siècle

Signé en bas à gauche

Hauteur: 65 cm.

Longueur : 53 cm.

Etat : Ok (Rentoilé, petites restaurations en bas à droite)

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